Les Relations Internationales Depuis 1945 Dissertation Examples

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La violence dans les relations internationales de 1945 à nos jours.

En 1945, la victoire sur le nazisme et la création de l’ONU laissent augurer des relations internationales plus pacifistes. Et pourtant nous allons vite déchanter. Par quoi se manifeste la violence entre les différents pays du monde depuis la fin de la seconde guerre mondiale? Par un télgramme envoyé au pésident Truman le 12mai 1945, Churchill explicite qu’un « rideau de fer » s’est abaissé sur le continent européen, séparant le monde en deux blocs bien distincts: les Etats-Unis et l’URSS. L’architecture des deux blocs antagonistes, maintenant clairement constituée, entraîne une multitude de guerres et de crises. Egalement, les puissances coloniales, affaiblies par la guerre, ne peuvent ignorer les contestationsgrandissantes qui se lèvent dans les empires, engendrant pour de nombreux cas du sang et des larmes. Enfin, les points chauds à la fn du XXème siècle conduit aussi à de multiples confrontations souvent très violentes.

Bien qu’ils soient les grands vainqueurs de la guerre, tout oppose les Etats-Unis de l‘URSS. Deja se fait sentir une « violence implicite » entre les deux blocs par une méfianceomniprésente et des signatures de traités. Les Etats-Unis et leurs alliés d’Europe occidentale, dénoncent, dés 1946, le « péril rouge ». Conseiller d’ambassade à Moscou, George Kennan envoie, en février 1946, un « long télégramme » à Truman pour dénoncer l’expansionnisme soviétique. Les soviétiques se méfient également des initiatives américaines. L’arret, dés 1945, de l’aide distribuée dans lecadre du prêt-bail, la mauvaise volonté des Occidentaux à appliquer les démontages d’usines allemandes prévus par la conférence de Postdam... nourissent la méfiance instinctive de Staline. Egalement, les deux blocs multiplient les alliances. Le Traité de l’Atlantique Nord, Traité de l’Asie du Sud, c‘est à dire l’OTAN et l’OTASE sont de véritables armées internationales sous commandement américain. Del’autre coté, l’URSS structure les pays de l’Est dans le cadre d’une alliance économique (CAEM) et une alliance militaire: Le Pacte de Varsovie. Ainsi, très vite, la rivalité s’enlise dans chacun des deux pôles: C’est le début de la guerre froide. Bien que cette dernière n’ait jamais eu de conflit armé, elle n’était pas exempte d’incidents dangereux et violents. C’est une partie de « bras de fer »entre l’Est et l’Ouest qui a les caractéristiques d’une guerre totale mais qui ne dégénère pas en affrontements directs entre les deux « grands ». Ainsi, les relations Est-Ouest ont engendré plusieurs crises et guerres très violentes, trois en particuliers que nous allons énumérer.
Tout d’abord, la crise de Berlin fait du rideau de fer un mur de béton. Face aux soviétiques qui commencent àintroduire leur système dans la partie orientale sous leur contrôle, les Occidentaux décident de favoriser le redressement de la partie occidentale: l’unification des zones d’occupation, la création en juin 1948 d’une nouvelle monnaie, le deutshe Mark et l’aide Marshall marquent la volonté d’inclure l’ouest de l’Allemagne dans le camp occidental. Staline répond immédiatement par le blocus de Berlin.L’accès ferroviaire et routier à Berlin-Ouest est coupé. Pour rassurer ses alliés ébranlés par la perte de Prague, Truman organise un pont aérien qui sauve la ville de l’asphixie. Staline finit par céder et lève le blocus au bout de 11mois, en mai 1949. La crise accélère la division de l’Allemagne entre les deux blocs. La RFA (République férérale d’Allemagne) naît officiellement le 23 mai 1949, laRDA (République démocratique allemande) est créée en octobre.
Ensuite, la guerre qui éclate en Corée en 1950 fait craindre une troisième guerre mondiale. Depuis 1945, le pays est coupé en deux. Les soviétiques qui occupent la partie Nord ont favorisé la mise en place d’un régime communiste dirigé par Kim II Sung. Les américains ont suscité la formation d’une Corée du Sud anticommuniste dirigée...

Objectif du chapitre

  • Comprendre, à travers l’exemple des États-Unis, comment se construit et évolue une puissance.

 

Définition

  • Puissance : capacité d’un État à imposer sa volonté aux autres États et/ou à les empêcher de mener à bien leurs projets sur la scène internationale. Elle se mesure en prenant en compte sa puissance brute (« hard power »), c’est-à-dire sa puissance militaro-diplomatique et ses capacités économiques, mais aussi sa puissance douce (« soft power »), c’est-à-dire sa capacité à influencer les autres États ou acteurs internationaux sans contrainte, par la diffusion de sa culture et de ses valeurs.

 

Problématique

Comment la notion de puissance telle que nous la considérons aujourd’hui est-elle forgée par l’exemple des États-Unis depuis 1945 ?

 

1. L’affirmation de la puissance américaine après la seconde guerre mondiale (1945-1950)

  • Les États-Unis, leader d’un monde en paix
  • Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale se produit un tournant majeur dans la politique américaine : les États-Unis assument leur puissance, désormais globale, et s’engagent pour la première fois dans le monde en temps de paix. Ils impulsent ainsi un nouvel ordre mondial fondé sur un système d’arbitrage entre les États en organisant la « sécurité collective » par les accords de Bretton Woodsen 1944, qui créent le FMI et la Banque mondiale, et par la fondation de l’ONU en juin 1945.

 

  • Les États-Unis leader du monde libre
  • Face à la diffusion du communisme dans les pays d’Europe centrale libérés par l’armée Rouge, le projet américain, essentiellement économique, devient plus politique. La politique d’« endiguement » (ou containment en anglais), définie par le président Truman en 1947 cherche à freiner l’expansion du communisme. Les États-Unis maintiennent leur présence militaire en Europe et se substituent à la Banque Mondiale pour apporter 13,6 milliards de dollars à l’Europe de 1947 à 1952 sous forme de dons ou de prêts : c’est le plan Marshall (1947).

 

2. Une superpuissance de la guerre froide (1950-1991)

 

Définition

  • Superpuissance : pays qui domine le monde grâce ses ressources économiques, politiques, militaires et culturelles. Le terme désigne les États-Unis et l’URSS pendant la guerre froide.

 

  • De 1945 aux années 1960, la puissance des États-Unis est majeure
  • Au sortir de la guerre, l’économie américaine est la plus puissante et la plus étendue. Cela permet au pays de développer toutes les facettes d’une puissance sans précédent : militaire, technologique, financière mais aussi culturelle à travers le « soft power ». En retour, le dynamisme de tous ces domaines favorise et soutient la croissance économique.
  • Sur les plans diplomatique et militaire, les Américains défendent leur projet avec conviction face au camp soviétique, sur les terrains de la guerre froide. Ils interviennent dans le blocus de Berlin (1948-1949) et dans la guerre de Corée (1950-1953), créent en 1949 l’OTAN (Organisation du Traité d’Atlantique Nord) qui lie l’Europe de l’Ouest aux États-Unis.
  • Sur le plan économique, de 1950 à 1970, les États-Unis voient leur PNB (Produit National Brut) doubler et le commerce extérieur connaît une forte croissance. Le pays devient un géant scientifique qui attire savants et étudiants du monde entier.

 

  • Une érosion de la puissance américaine dans les années 1970
  • La guerre du Vietnam (1964-1975), caractérisée par l’enlisement, puis la défaite de l’armée américaine, et la prise d’otage à Téhéran en 1979, érodent l’image diplomatique des États-Unis. Les dépenses militaires très élevées obligent Nixon (1969-1974) à suspendre en 1971 la parité fixe or-dollar qui datait de Bretton Woods (1944). La crise économique à partir de 1973 crée des tensions économiques et sociales au sein du pays mais aussi avec les alliés européens et japonais.

 

  • Années 1980 : « America is back! »
  • Le slogan du président Ronald Reagan (1981-1988) « América is back » incarne au début des années 1980 une ligne dure contre l’URSS, qualifiée d’« Empire du mal ». Cette politique se traduit par des interventions armées (Afghanistan, Amérique centrale) et une course aux armements (« guerre des Étoiles »). Elle est poursuivie par George Bush (1989-1993).
  • L’URSS se replie, puis disparaît en 1991, consacrant l’hyperpuissance américaine.

 

3. Depuis 1991, une hyperpuissance de plus en plus remise en question.

 

Définition

  • Hyperpuissance : terme forgé par Hubert Védrine pour désigner la puissance complète et sans rival des États-Unis après la guerre froide.

 

  • L’apogée de l’hyperpuissance américaine
  • Après l’effondrement du bloc communiste, les États-Unis apparaissent comme une puissance globale, à la fois militaire (première armée mondiale), économique et financière (importance des échanges et du complexe militaro-industriel), technologique (conquête spatiale, innovation informatique) et culturelle (diffusion de l’« american way of life », des produits culturels américains, de l’anglais, rayonnement scientifique et universitaire). Leur « soft power » est sans égal, notamment grâce à la maîtrise de l’information (aujourd’hui l’Internet est géré par l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), un organisme placé sous le contrôle du gouvernement des États-Unis).
  • Les Éats-Unis se positionnent comme les « gendarmes du monde », qui tentent d’instaurer un nouvel ordre mondial et de diffuser leur conception des relations internationales en intervenant militairement le moins possible. C’est la doctrine de l’« enlargment », défendue par Bill Clinton : « étendre et renforcer la communauté mondiale des démocraties fondées sur le marché ». Ils jouent un rôle décisif dans les accords d’Oslo de 1993 entre Rabin et Arafat, ou dans l’ex-Yougoslavie, en engageant l’OTAN en Bosnie en 1994, puis au Kosovo en 1999.

 

  • Des résistances de plus en plus vives
  • Comme leur conception de la démocratie et des relations internationales se heurte à des résistances de plus en plus vives, les États-Unis n’hésitent pas à adopter une attitude unilatérale quand leurs intérêts sont directement menacés : leur refus de ratifier le protocole de Kyoto ou d’adhérer à la Cour Pénale Internationale en sont de bons exemples.
  • Par ailleurs, la crise financière et la montée de puissances économiques émergentes qui les concurrencent affaiblissent aussi leur puissance dans la mondialisation.
  • Le choc du 11 septembre 2001 entraîne un changement brutal de position diplomatique : se considérant en guerre, les États-Unis affirment le droit de défendre unilatéralement leurs intérêts, y compris contre l’opinion internationale, et de frapper préventivement leurs ennemis. Cette réaction brutale se produit au moment même où les fondements de leur puissance sont remis en cause : l’anti-américanisme se développe.

 

Pour l’examen

  • Les sujets de composition suivants sont envisageables : « Les États-Unis et le monde depuis 1945 », « La puissance américaine dans le monde depuis 1945 ». L’analyse d’un ou deux documents (textes, images, cartes, etc.) peut être demandée.

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